Ce jour dans l'histoire: 3 août - La paix des dames

Ce jour dans l'histoire: 3 août - La paix des dames

Ce jour dans l'histoire 3 août 1529

En 1525, les forces de l’empereur Saint-Charles Habsbourg, Charles V, avaient vaincu la France à Pavie, en Italie. Le roi de France François Ier fut fait prisonnier et contraint de signer le traité de Madrid. Il céda des terres en Italie, en Flandre, à Artois et à Tournai, ainsi que dans certaines parties de la France à l'empereur. Charles commençait rapidement à dominer toute l'Europe, ce qui n'échappa pas au roi Henri VIII d'Angleterre et au pape Clément. Pour équilibrer le rapport de force, ils ont tous deux transféré leur allégeance en France.

Les mercenaires protestants de l’empereur pillèrent Rome en 1528 et la France répliqua en envahissant Naples et Milan. Mais lorsque la flotte génoise s’est écartée du côté de l’empereur, tout espoir de victoire française a été perdu et, à ce moment-là, les deux armées ont été brisées et épuisées.

Avec une paix nécessaire, Louise de Savoie, mère du roi François et régent de France en son absence, et Marguerite d'Autriche, régente des Pays-Bas et tante et ancien tuteur de Charles Quint, entamèrent des négociations et aboutirent finalement à un accord 1529.

Entre autres choses, Francis devait renoncer à ses prétentions en Italie et en tant que suzerain en Artois et en Flandre. En retour, Charles ne poursuivrait pas ses prétentions sur la Bourgogne (pas du tout pour le moment) et accepterait une rançon pour les deux princes français qu'il détenait. Pour consolider le traité, le mariage de Charles Quint, fille de Louise de Savoie, Marguerite de Navarre, a également été arrangé.

François a dit à Henri VIII et au pape de faire une randonnée (encore) et a reçu avec plaisir les dépouilles de Charles de Bourbon et du prince d'Orange. Henri d’Angleterre n’était pas heureux d’être un homme étrange, surtout quand c’était son neveu de Catherine, épouse d'Aragon, Charles V, qui était indésirable, qui causait tant de problèmes. Et comment pouvait-il savoir que Catherine n’agissait pas comme un espion pour l’empereur? C’est une autre raison (à part Anne-Anne Boleyn, impatiente de se marier), qui a dû partir.

Sans surprise, les efforts de ces bonnes dames n’ont pas duré longtemps. Les guerres italiennes ont repris lorsque la France a envahi le pays à trois reprises pour renverser l'Espagne et l'empereur en tant que puissance dominante de la péninsule.

Laissez Vos Commentaires